Bienvenue

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Comme toujours cette histoire est complètement détachée et différente des deux premières que vous avez pû lire. J'espère que sa vous fera toujours autant plaisir, j'attends vos commentaires, même si j'écris pour le plaisirs toute motivation est la bien venue ;)



NE SERA A PRESENT EN LIGNE QUE L'HISTOIRE EN COURS



Mon blog perso':


BONNE LECTURE





P.s: je suis ouverte à toute critique constructive.





# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 8:59 AM

Edited on Monday, 19 October 2009 at 10:51 AM

Chapitre 1



Aujourd'hui c'est un grand jour pour moi, je vais peut-être quitter l'orphelinat Sainte Catherine. Des parents sont venus ce matin, Mme Maurice nous prépare pour la visite. Elle nous apprends à nous tenir convenablement et à être poli. Elle nous répète sans cesse que la première impression est très importante. J'étais assise sur mon lit et j'attendais mon tour comme tout les enfants qu'elle vienne me voir. Je tenais Paty sur mes jambes, c'est ma petite s½ur, ma confidente et ma meilleure amie, elle a une robe rouge, une chemise bleue à carreau et des cheveux blonds. C'est avec elle que je suis arrivée ici, mais je ne me souviens pas qui me l'a donné. Elle a toujours été là pour moi et je la coiffe pour qu'elle soit belle elle aussi. Mme Maurice pose ma plus belle robe sur le lit, ça veut dire que c'est-ce que je porterai aujourd'hui mais moi je n'aime pas les robes.

- S'il te plaît Marie, met cette robe.
- Oh non..., boudais-je.
- Regarde, elle est comme celle que porte Paty, tentait-elle de me convaincre.
- D'accord ..., mais seulement aujourd'hui Mme Maurice, lui répondis-je avec le plus grand sourir que je pu faire.

Elle se mis à sourire, je me dépêcha de l'enfiler puis elle s'approcha de moi et plaça mes bretelles un peu mieux avant de me coiffer. J'aimais lorsqu'elle faisait cela, je me sentais comme une petite fille normale de qui on prenait soin.

- Fais attention de pas te salir Marie.
- Oui Madame Maurice.

Molly et Jack entrèrent en courant dans la pièce.

- Marie Marie! Viens vite, criais Jack, le lézard d'Ernest s'est échappé on va l'aider à le retrouver.

Ils s'arrêtèrent net à la vue de Mme Maurice et firent une petite moue.

- Restez là les enfants.

Elle nous fis asseoir sur le lit, les un à côtés des autres avant de nous dire qu'il fallait que l'on reste sage jusqu'au départ des adultes. Elle nous promis qu'elle ferait des biscuits ensuite. Je regardais Molly, et on eus toute les deux un grand sourire. Pour les biscuits de notre surveillante préférée nous serions restés assis sans bouger une journée entière s'il le fallait. Molly avait des cheveux très blonds et de grands yeux bleus comme des billes. Aujourd'hui elle portait une salopette bleue, et ses belles chaussures roses, Jack quant à lui portait une chemise blanche et son pantalon noir du Dimanche, c'est le seul qui n'avait pas de trou. Il avait l'air d'un grand Monsieur.
Mme Maurice était descendu accueillir les parents et nous attendions comme toujours dans les chambres jusqu'à l'appel. Appel qui ne se fit pas attendre ce jour là. Les plus grands devaient descendre les marches derrière nous mais François, cette grosse brute, courait pour passer devant nous et nous bousculait à chaque fois. Nous découvrions un monsieur avec des cheveux long et une chemise trop serrée assis à côté d'une dame en robe assise avec les mains sur ses genoux. Elle avait l'air si gentille, son sourire me semblait comme destiné, je suis sûre de les avoir vu ici quelques jours auparavant. Après qu'ils nous ais tous observé Mme Maurice nous libéra. Tout les enfants attendaient ce moment, il faut dire qu'être observé des pieds à la tête sans bouger c'est pas très agréable.

- Chat!

Jack venait de me toucher de sa main, je lui couru après comme on le faisait tout les jours mais je me rappela soudain les conseils de Mme Maurice et m'arrêta près de la balançoire. J'avais très envie de m'y balancer et de me jeter dans le tas de feuilles que Monsieur Héron plaçait en face mais je resta à côté en observant une petite fille qui faisait exactement ce que je voulais faire.

- Il faut rester sage Paty, c'est Madame Maurice qui l'a dit.
- Tu veux pas jouer Marie? Demanda Molly.
- Pas tout de suite.

Les adultes nous observaient et je me mis à courir après Molly, je ne voulais pas que les grands disent à Mme Maurice « Cet enfant n'est pas très dégourdie ». Je ne savais pas vraiment ce que sa voulait dire mais je l'avais entendu dire quelque fois. Un jour Lola m'avait expliqué qu'il fallait pas rester enfermée sur soi même et qu'il fallait montrer que l'on était heureux. Elle me l'a dit peu de temps avant de partir alors je l'écoutais.
Une fois partis tous les enfants y compris moi nous mettions à courir dans tous les sens si bien que Monsieur Héron du venir à l'aide de notre surveillante pour nous arrêter. Les grands ne faisaient que de s'inquiéter pour nos habits, ils ne fallait pas les salir ni les abîmer, mais nous on avait tellement envie de jouer que rien ne pouvais nous arrêter.

- Je me demandes si je dois faire des biscuits pour ces petits garnements, s'écria Mme Maurice.

Je pila sec tout comme Molly et plus de la moitié des enfants. Tout le monde raffolait de ses biscuits, le vacarme baissa d'un ton et nous jouions calmement dans la cour à présent.

- Heureusement que j'ai un petit moyen de les calmer, soufflait-elle à Mr Héron avant de partir en cuisine.

Le repas était silencieux ce soir, certains étaient content des visites des adultes mais d'autres ne l'étaient pas. Heureusement les délicieux biscuit de Mme Maurice nous donnait à tous un grand sourire. Moi je pensais à ce que les plus grands nous avait raconté. A ce qu'on dit si on est pas des enfants sages les parents nous amènes de nouveaux à l'orphelinat. .Sa me faisait peur mais nous ne saurions qui a été choisi qu'à l'heure du couché. C'est comme sa que Mme Maurice annonçait la nouvelle à chacun et la voilà qui arrive justement dans notre chambre. Mon lit était à côté de celui de Molly et de deux autres petites filles. Je ne posais même plus de question parce que nous sommes souvent déçus à force d'y penser. Elle me borda et ma regarda d'un air sérieux.

- Ma petite Marie... Tu va beaucoup me manquer tu sais.
- Qu'est-ce que vous dites?
- T'es nouveaux parents vont venir te chercher demain.

Elle me souriait mais ses yeux étaient rouges, je lui sauta dans les bras en me découvrant et lui murmura à l'oreille qu'elle allait beaucoup me manquer aussi. Elle sécha ses larmes et me fit un bisou avant de ressortir de la chambre. J'étais assise dans mon lit, Paty était posée sur mes jambes.

- Demain on aura une nouvelle maison Paty, je compte sur toi pour faire une bonne impression.
-Tu vas vraiment partir Marie? Questionna Molly.

Je me senti triste d'un seul coup, je n'avais pas pensé que Molly et Jack ne viendraient pas avec moi et que nous ne pourrions plus jouer ensemble. Molly sorti alors de son lit pour venir dans le miens, nous nous promettions de toujours nous donner des nouvelles et de nous retrouver lorsque nous serions plus grandes. Sans le savoir c'était la dernière journée que je passais avec tout mes amis.




# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 10:36 AM

Edited on Monday, 27 July 2009 at 3:40 PM

Chapitre 2




- Dépêche toi un peu! Arrête de rêver et met toi au boulot!
- Excusez moi.
- Mais oui bien sure... Tous des rêveur ses jeunes.

Ma patronne quitte la pièce pour rejoindre le bar où les cris vont bon train. Comme toujours à cette heure les habitués arrivent et se mettent à boire jusqu'à la fermeture. Au début j'étais un peu effrayée mais je n'avais pas eut d'autre choix que d'accepter ce boulot pour payer mon studio. J'habite dans cette ville depuis plus de six mois, c'est un record pour moi qui ai toujours voyagé sans m'arrêter nulle part. J'avais trouvé ce petit logement par hasard et j'avais décidé de le louer pour quelques temps. Il me permettait tout juste de stocker un réchaud, mon vélo et un lit, si j'en avais un. Je ne sais pas combien de temps je vais encore rester ici mais je ne compte pas m'y installer alors j'évite les dépenses superflue, après tout un bon vieux sac de couchage me suffisait amplement et me permettait un gain de place très utile.
Les premiers jours ici ont été très durs, je me faisais draguer par tout les hommes qui fréquentaient cet endroit. Ce bar est mal famé, ont y retrouve surtout les célibataires endurcis qui ne connaissent pas la politesse et pour les autres ... eh bien, ils savent que les nouvelles serveuses ne reviennent pas après leur première soirée alors ils en profitent encore plus pour nous mettre la main au fesse et faire des remarques humiliantes. Bien sur je ne le savais pas avant d'accepter ce job. N'ayant pas un caractère facile j'ai directement giflé le premier clients qui avait osé me touché mais cela avait failli me faire perdre mon emploi. Élise, ma patronne m'avait passé un savon dont je me souviens encore les mots maintenant :

- « Mais t'es folle ma pauvre petite! C'est eux qui nous apportent l'argent alors conduit toi mieux avec eux, et que je ne vois plus sa sinon je te mets à la porte, tu entends?! Je sais pas ce qui me retiens de pas t'y mettre tout de suite. Je retiens une tourné sur ta paye pour la peine et à ta place je croiserais bien fort les doigts pour qu'il revienne demain sinon ...»

Après cette première expérience j'ai appris à les éviter mais très vite ils avaient compris que j'avais besoin d'argent et ils en profitaient bien. Un autre inconvénient de ce boulot c'est que je ne savais jamais à qu'elle heure je terminais, je servais à partir de 20h30 et finissais légalement à 1h du matin. En plus de servir ces ignobles bonhomme je lave les W.C et je nettoie la salle principale. Tous les soirs c'était la même chose, les verres brisés, les mégots jeté à terre... A plusieurs reprise j'ai failli abandonner mais une fois en face d'Élise je ne pus le faire, après tout les autres boulot que j'avais accepté je m'étais dit que c'était le moins dégradant et voilà pourquoi j'étais encore ici ce soir.

J'ai enfin finis de laver les urinoirs et les W.C, c'était jamais une mince affaire mais comme je l'ai déjà dit je n'avais pas le choix. Je retournais au bar et prenais un plateau pour ramasser les verres, quelques hommes étaient encore assis sur les chaises.

- Oublis pas de mettre ces vermines dehors!

Et voilà comme à chaque fois c'est moi qui m'y colle. Je finissais de ranger la vaisselle puis j'emporta Vincent, un bras par-dessus mon épaule, jusqu'à la porte. Je le posais sur le banc de l'arrêt de bus un peu plus loin puis retourna à l'intérieur pour y emmener un autre homme. Je ne le connaissait pas, il sentait vraiment mauvais, c'est dans des moments pareil que je me disais qu'il fallait vraiment que je trouve un autre boulot. Je le posais et rentrait pour ramasser mes affaires et ma paye.

- Tiens, allez à demain.

On ne peut pas dire qu'Élise était sympathique, c'était une vieille bonne femme aigrie par l'âge et ses fréquentations, elle était plutôt petite et bien enrobée, mais avec elle je n'avais pas peur de ne pas avoir mon salaire. Je le récupérais donc et rentra à pied jusque chez moi. La ville est très grande, j'ai appris à éviter certains endroits mais je reste toujours sur mes gardes. Il était presque deux heures mais ici la nuit et le jour se différenciaient uniquement par la lumière du soleil. Les magasins sont quasiment ouvert vingt-quatre heure sur vingt-quatre et on peut en dire autant des bars. Vous l'aurez compris, peu importe l'heure il y a toujours un vacarme d'enfer et des gens pleins les rues.
Je jetais mon sac à dos sur le sol, récupérait l'enveloppe et comptais l'argent que j'avais gagner. Les pourboires étaient maigres mais ils existaient et je ne m'en plaignais pas. Je prenais une partie de l'argent sur moi et cacha le reste dans une doublure presque invisible que j'avais cousu dans mon sac de couchage. Je changeais de T-shirt, enfila une veste et ressortis presque immédiatement. Je parti avec mon vélo cette fois ci, direction le port. Je trillais le poisson à son arrivée, c'était assez physique mais après quelques jours j'avais pris le coup de main, j'avais trouvé ce deuxième boulot grâce à un « ami », il m'avait laisser sa place lorsqu'il entreprit son périple, il voulait sortir de ce trou à rat et visiter l'Inde. Je ne sais pas s'il y était arrivé et honnêtement je préférai ne pas y penser.
La paye est plus maigre ici mais l'air frais après ces soirées abominables chez Élise me remontait étrangement le moral. Le problème c'est que je ne peux quitter aucun de mes emplois. Celui au bar me permet de payer le loyer et de me payer quelques repas convenable et l'autre compléte le tout en me permettant d'économiser un peu. Les jours de marchés je vendais aussi quelques peintures mais le matériel utilisé me revenait plus cher que ce que je gagnais alors j'ai vite abandonné l'idée. Dessiner restait cependant une passion qui m'évadait un peu de ce monde si terrifiant.

- Encore une rude soirée?
- C'était presque calme, mais j'en peux vraiment plus de ces abrutis, répondis-je.

Paul était un homme qui travaillait ici avec moi et le reste de son équipe de pèche, il avait accepté de me laisser travailler avec eux pour un salaire moindre puisque je n'étais pas sur le bateau mais c'était un type correct. Il était très gentil avec moi. Le soleil commençait à apparaître, il était temps, je tombais de fatigue à cause de la veille. J'avais poussé mes recherches toute la journée et je ne m'étais pas assez reposer pour affronter tout cela.

- A demain Capitaine, lançais-je avant de monter sur mon vélo.
- Attends! Mar...
- Non! Criais-je.
- Oh excuse moi Kate, reprit-il.
- C'est moi, je suis exténuée.

Il me tendis un sachet, je l'attrapa et l'ouvrit pour y découvrir de beau poisson frais à l'intérieur.

- Merci Paul, c'est vraiment gentil.
- Il y a pas de quoi mon p'tit!

Je leur empruntais un peu de glace pour conserver mes poissons jusqu'au lendemain dans ma glacière et me coucha enfin. Je regardais le plafond un instant et me mis à penser à ma réaction de tout à l'heure. Je savais que Paul ne m'en tiendrais pas rigueur mais je ne pouvais pas m'empêcher de m'en vouloir. Me voilà repartie pour une nuit bien triste au fond de mon sac de couchage.


# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 12:34 PM

Edited on Saturday, 25 July 2009 at 5:36 PM

Chapitre 3




Paty et moi nous attendons sous le porche, Mme Maurice a rassemblé mes affaires et mes amis sont avec moi. Molly me donne son bracelet en coquillage qu'elle avait fait l'été dernier et Jack m'offrit son plus joli caillou, il avait une forme de c½ur. Pour que chacun de nous ai quelque chose de l'autre je leurs offrit à chacun une de mes billes préférés.

- Tu es prête Marie?
- Oui madame.

La voiture de mes parents se gare devant le grand portail que nous avions peint tous ensemble avec plein de belles couleurs la semaine dernière. Monsieur Héron n'avait pas été d'accords mais finalement il nous avait montré comment nous y prendre. C'est l'un de mes meilleurs souvenirs ici.
Souvent les enfants qui passe de l'autre côtés, ceux qui ont une famille, disent que l'orphelinat c'est triste mais ici on a tous ce qu'on veux, même des animaux et ça va beaucoup me manquer.

- Bonjour Marie, me dit la dame en me faisant un bisou sur la joue.
- Bonjour madame.

Le monsieur emmena ma valise et nous attendis dans la voiture pendant que ma nouvelle maman parlait avec Mme Maurice. Je serrai mes amis dans mes bras et comme à chaque fois notre surveillante laissa échapper quelques larmes. Je savais comment cela allait se passer car beaucoup d'enfants était partis avant moi .D'abords ils courent tous jusqu'au bout de la cours en poussant de grands cris d'au revoir et une fois la voiture disparue tout le monde rentre en silence pour goûter. Je leur faisais signe de l'intérieur de la voiture, je suis contente mais aussi triste de me séparer d'eux, ils étaient tous comme une famille pour moi. La dame me vis baisser la tête et me posa quelques questions.

- Qu'elle âge a tu Marie?
- J'ai huit ans madame.

Elle semblait satisfaite de ma réponse et fis un grand sourire. Sa peau était blanche comme de la porcelaine et ses joues étaient d'un rose tout doux. J'étais vraiment contente qu'elle soit ma nouvelle maman.

- Regarde Marie, notre maison est là bas, me dit-elle en la montrant du doigt.

On s'approchait de plus en plus et je pu enfin la voir plus distinctement par la fenêtre de la voiture. C'est une maison blanche avec beaucoup d'herbe devant. Je vois deux garçons jouer avec un ballon, est-ce que j'ai des frères? Je m'appuie sur le rebord pour mieux voir parce que je suis petite pour mon âge et je ne vois pas bien au dehors.

- C'est très joli.

Une fois la voiture arrêté je détache ma ceinture, le monsieur ouvre ma porte parce qu'elle ne s'ouvre pas de l'intérieur et deux garçons viennent se mettre l'un à côté de l'autre sur le trottoir. Ils sont vite rejoins par une petite fille, je pense qu'elle doit avoir mon âge mais elle est plus grande que moi. Je suis impressionnée par tout ce monde autour de moi mais je me rappelle qu'il faut que je fasse bonne impression alors tout en tenant Paty par une main je descends de la voiture. Je regarde la dame, elle pose sa main sur mon épaule et s'accroupit à mes côtés.

- Je te présentes tes frères et s½ur Marie, voici Pascal junior, Marc et Émilie. Les enfants voilà Marie.
- Bonjour Marie, répétaient-ils en ch½ur.

Après que je me sois présentée nous entrions tous ensemble pour nous asseoir à une grande table. Ils ont tous les yeux bruns sauf moi et maman. Je regarde discrètement la maison, elle est très belle et bien décorée, il y a des fleurs un peu partout et beaucoup de belles photos posées sur les grands meubles. Après avoir goûté tous ensemble on m'emmena à l'étage pour me faire voir ma chambre. Je la partagerais avec Émilie, je suis très contente de l'apprendre car je n'aime pas dormir seule. Je m'approche de la fenêtre et observe les garçons jouer dehors, ils me rappellent les jeux qu'on faisait à Sainte Catherine.

- Sa te plaît Marie? Demande la dame.
- Oui madame.
- Tu sais Marie, tu n'est pas obligée de m'appeler madame, me répondit-elle gentiment.
- Comment je dois vous appeler? Questionnais-je timidement.
- Je m'appelle Carole, mais tu pourra m'appeler maman quand tu le voudra.

Elle me serra fort dans ses bras, je sentis son parfum, il était aussi doux que sa peau et je me sentis rassurée. Après le dîner je demande la permission d'écrire une lettre à Molly et Jack, maman semble ravie de cette idée et écrit pour moi car je ne sais pas encore très bien écrire mais elle a promis de m'aider pour que j'écrive moi-même à l'avenir. Je lui raconte ce que j'aimerai leurs dire et maman écrit sur le papier, je regarde attentivement ce qu'elle fait. Elle écrit très bien, plus tard je veux écrire comme elle. Marc et Émilie sont à côté de nous, je leur raconte quelques histoires sur mes amis et sur l'orphelinat jusqu'à l'heure du coucher. Ce soir ce ne sera pas Mme Maurice qui me borde, je ressens quelque chose que je n'avais jamais ressenti avant, je crois bien qu'elle me manque mais je pense fort à elle.


Papa n'est pas là se matin, il a du partir tôt pour aller travailler. Il travail dans un bureau, maman dit qu'un jour il m'emmènera. Quelques jours sont passés et je m'adapte bien à ma nouvelle famille. Je crois que je leur plais parce qu'ils ne m'ont pas ramené à l'orphelinat. Le monsieur, ne joue pas souvent avec nous, lorsqu'il rentre tard du travail je ne le vois pas mais sinon il est souvent assit sur le canapé ou il s'occupe de Pascal. Je crois que c'est son fils préféré. Personne d'autre ne l'appel papa mais moi sa ne me gène pas, je l'appel Pascal ou Monsieur.
Je reçois régulièrement du courrier de l'orphelinat, aujourd'hui j'en ai reçu une de Molly, elle me dit que je lui manque comme à Jack et que Mme Maurice leurs prépare des biscuits pour le dîner. Qu'est-ce qu'ils me manquent les biscuits de Mme Maurice... Maman ma vue rêver lorsqu'elle l'a lu et ma promis d'en faire. Je suis très impatiente.
Émilie et Marc m'emmène au parc cet après midi, on nous a donner la permission. Le parc n'est pas loin et je cours vers les balançoires lorsque je les vois. Je montre à Marc comment faire pour sauter et il s'entraîne pour me battre pendant qu'Émilie et moi nous faisons des châteaux de sable. On s'amuse vraiment beaucoup ici mais il est rapidement l'heure de rentrer.

- Vous venez les filles? Nous dit notre grand frère.

On se lève et on repars mais lorsque je lève mes manches je vois que je ne porte plus le bracelet que Molly m'a offert et je repars en courant au bac à sable sans que Marc ne l'ai remarqué. Je cherche en creusant dans le sol mais je ne le trouve pas, je pleurs.

- Tiens je l'ai trouvé ici je ne savais pas que c'étais à toi, me dit une petite fille.
- Merci!

Je l'attrape avant de repartir en courant sans prendre la peine de voir son visage. Je me rappelle du chemin pour rentrer, je me dépêche et entre timidement dans la maison. J'entends Monsieur Pascal se mettre en colère contre Marc. Je ne sais pas ce qu'il fait mais Marc monte en courant dans sa chambre et maman s'assit sur le canapé à côté de nous. Pascal junior me regarde méchamment mais je reste assise à côté d'émilie. Maman m'explique ce qui a énervé le monsieur. Marc va être puni à cause de moi parce qu'il n'a pas fait assez attention. On entendit rapidement des bruits venir de l'étage. Marc pleurait et maman me serra fort contre elle. Je la rassura du mieux que je pus en lui caressant les cheveux puis papa redescendit les escaliers et on le vis apparaître. Il rebouclait sa ceinture et me regarda méchamment lui aussi. Ce soir là je ne pus dormir, j'avais peur mais quand je vis qu'Émilie dormait je fis pareil. A partir de ce soir précis je vis Monsieur Pascal autrement.



# Posted on Monday, 27 July 2009 at 3:09 PM

Edited on Monday, 27 July 2009 at 3:40 PM

Chapitre 4



Je repose le bracelet au fond de ma poche et vérifie que mon vélo est bien attaché avant de faire quelques courses. J'achète ce qu'il me faut chaque jour car je ne peut pas stocker grand-chose dans ma glacière. Sur ma liste il y a essentiellement des boîtes de conserve et des plats tout fini que j'ai juste besoin de jeter dans une casserole. Je passe rapidement dans les rayons et me retrouve à la caisse cinq minutes après. Elles sont pleines de monde et les boîtes commencent à se faire lourdes au bout de mes bras lorsqu'une jeune fille me fait signe de passer à la caisse d'à côté.

- Bonjour.
- Bonjour.

Je ne l'avais jamais vu ici elle devait être nouvelle puisque je connais quasiment toutes les caissières de ce magasin. Elle fait une drôle de tête lorsqu'elle attrape une boîte alors je la questionne.

- Que ce passe t-il?
- Vous y avez déjà goûté?
- Non pas encore pourquoi?
- Entre nous, je vous conseil d'en choisir une autre, on a eût beaucoup de réclamation à propos de ce produit, me murmure t-elle.
- Merci!

Je partis en chercher une autre rapidement puis emballa mes quelques emplettes dans un sac.

- Au revoir, lui dis-je avec un sourire.
- A bientôt.

Je retourne chez moi, range mes courses, ce qui est très vite fait, et ouvre mon cahier. J'y note toutes les démarches que j'ai faites ainsi que tout les indices qui pourraient m'aider à retrouver mes amis. Je regarde les pages encore vierge et me répète que je ne suis plus très loin de trouver les pièces manquantes à mon puzzle. J'ai commencé ce cahier lorsque je n'ai plus eus de courrier de Molly, enfin, pas exactement car j'étais trop jeune pour me rendre compte de ce qui ce passait. Je m'en veux l'avoir oublié mais j'espère secrètement chaque nuit avant de m'endormir qu'elle se souvienne de notre promesse. Me raccrocher à cela me paraît souvent absurde mais comme on le dit trop souvent, l'espoir fait vivre. Il me permet de me lever le matin, de ... « Bzzz » « Bzzz » « Bzzz ».

- Oui?
- ...
- Dans quelques jours.
- ...
- A bientôt.

Émilie est la seule avec qui j'ai gardé contact, lorsque je lui ai dit que je pensais passer en ville elle m'a immédiatement envoyé de l'argent pour que je puisse voyager en train sans me soucier de quoi que ce soit. Je ne lui ai pas dit le but de ma visite mais j'espère revoir Mme Maurice, elle serait en mesure de m'aider à retrouver Molly et Jack et puis j'aimerai tant la revoir elle aussi. Je l'ai toujours portée dans mon c½ur, je la vois souvent dans mes rêves. Cette femme est pour moi comme une seconde mère, si je ne compte pas ma mère biologique que je n'ai jamais rencontré. Je rassemble mes économies avant de préparer le repas. Encore trois jours de travail et je part, j'aurais assez d'économies pour payer le prochain loyer car oui, je compte revenir ici. Paul m'avait assuré de me trouver une place si j'avais besoin d'argent alors pour l'instant je garde cette options en première place. Je déballe le produit de l'emballage et met le contenu dans la casserole avant de ranger toutes mes affaires. Je ne suis pas maniaque mais comme je n'ai que quelques affaires je me tiens à les ranger à chaque fois que je les utilise.
Après le repas je sors, tire une cigarette de ma poche et la fume avant d'entrer dans le bar d'Élise. La seule avant de nombreuses heures. Je fixe l'enseigne qui clignote et répète dans ma tête comme à chaque fois « pourvu que ça se passe bien ». J'écrase le mégot avec mon talon et tire la porte pour entrer dans l'arène. Je ramasse un verre sur mon passage.

- La même chose Jean?
- Ah! Te voilà ma belle, oui remet moi la même chose!

Je ne réagis pas à sa remarque bien que j'ai une monstrueuse envie de lui répondre et marche jusqu'au bar pour lui servir une autre bière. Je lave, j'essuie, je range, voilà à quoi correspond mes premières heures de travail. Je pose le torchon sur mon épaule et encaisse l'argent avant de continuer de laver les verres.

- Euh.. Excusez moi.

Je lève la tête surprise d'entendre une voix si douce et pose mes yeux sur un décolleté moulant, très moulant... Je secoue la tête et regarde le visage d'une jeune fille plutôt petite.

- Tu es majeur? Demandais-je.
- Bien sûr! Je voudrais voir Élise s'il vous plaît.
- Tu viens pour un job?
- Oui.
- Suis moi.
- Merci.

Je la fais passer derrière le bar pour lui offrir une chaise dans la cuisine. Elle regarde la pièce avec de grands yeux, bleus qui plus est. Ouaw, pensais-je.

- Si tu veux mon avis, tu ferais mieux de postuler ailleurs vite fait.
- Oh, s'écria-t-elle.
- C'est pas une menace, juste que t'as l'air plutôt timide et bien trop mignonne pour travailler ici, cette salle est remplie de pervers.

J'ajouta un clin d'½il et retourna au bar pour continuer le service. Je vis ma patronne arriver et lui fis un signe discret pour lui annoncer que quelqu'un l'attendais dans la cuisine. Quelque minutes plus tard la jeune fille ressorti de la pièce et s'excusa encore sur son passage.

- Tiens, attrape sa!

Élise lui envoie T-shirt à l'effigie du bar qu'elle fait porter à chaque nouvelle recrue.

- Merci madame!
- Élise! Cria-t-elle d'une voix rustre.

La fille se mit à rougir lorsqu'elle s'aperçut que je la regardais, puis enfila le vêtement. Je n'ai pas les yeux dans les poches, je l'avoue, elle est plutôt belle fille mais je suis avant tout très curieuse de nature alors je la questionne en faisant la vaisselle.

- Tu t'appelles comment?
- Aurélie.

Je me séchais les mains et lui tendis le bras pour lui dire bonjour.

- Moi c'est Kate. Qu'est-ce qui t'a attiré ici?
- Le boulot, dit-elle toujours aussi timidement.
- Bon alors, dis moi, t'a déjà travaillé dans un bar?
- Oui madame.

C'est paroles me laissèrent stoïque.

- Ne m'appelle pas « madame » .Kate sa suffira. T'as qu'elle âge?
- 18 ans tout juste aujourd'hui.
- Drôle de façon de les fêter, laissais-je échapper.
- Je vous paie pas a bavarder! S'écria Élise.
- Un vrai dragon cette femme, soufflais-je à ma collègue qui se mis à sourire.

Je l'observa le reste de la soirée pour voir comment elle allait se débrouiller. Lorsqu'elle était débordée je venais lui porter mon aide discrètement puis retournais à mes tâches.
Enfin l'heure de la fermeture, pour une fois on est à peu près dans les temps. Je sors les quelques clients qui ne sont plus en état de partir par eux même et lorsque je reviens je vois Aurélie affalée sur un tabouret. La scène me fit sourire, me rappelant des souvenirs.

- Allez viens, on va fêter ta majorité.
- Quoi? Répondit-elle en secouant la tête.
- Boire un verre, j'te paye un coup, allez viens.

Je récupérais mes affaires et ma paie du jour le temps qu'Aurélie se prépare puis nous partions.

- T'es pas d'ici? Questionnais-je.
- Non.
- Eh bien, tu viens d'où?
- Tu poses toujours autant de questions? Me rétorqua-t-elle subitement.
- Oh pardon, je suis trop curieuse, m'excusais-je.

Je lui donnais quelques ficelles pour son nouveaux boulot et lui expliqua rapidement le fonctionnement du bar. Elle était surprise mais ne posa pas plus de question. Nos verres arrivaient, nous trinquions puis je la raccompagna chez elle. Son logement semble être un endroit plutôt joli, elle habite dans un bon quartier, cela m'étonne.

- Merci pour le verre, Aurélie me fit la bise.
- Pas de quoi, bonne nuit jeune fille.
- A demain.
- Oui a demain.

Tout en me dépêchant pour aller travailler au port, je pense à Aurélie qui doit déjà dormir. Je m'engage dans la dernière ligne droite et vois au loin le bateau déjà amarré, les pêcheurs défilaient sur les quais, cinq minutes de plus et j'aurai été en retard. Ce soir le travail était encore plus plaisant, le vent était calme, le ciel dégagé et moi très pensive. Aurais-je eus un coup de c½ur pour cette charmante demoiselle? De toute manière je n'avais pas pour habitude de m'engager avec quelqu'un sur le long terme mais cette fois il y avais quelque chose de différent.


# Posted on Sunday, 02 August 2009 at 7:12 AM

Edited on Sunday, 16 August 2009 at 9:22 AM